Un matin, un professeur de droit de la faculté de Budapest se lève en proie à une incontinente crise existentielle. La sobriété de la couverture et son beau gris, le titre que l’on imagine à coup sûr programmatique et la nationalité hongroise de l’auteur – peuple qui n’aura pas été épargné par le rouleau compresseur de l’histoire du XXe siècle enchaînant occupation nazi puis soviétique, le lecteur est comme en situation ; tout ça crée des attentes. Et l’on s’attend à une atmosphère angoissante, à de la grisaille et une intrigue kafkaïenne. Mais ces attentes sont déçues. Car Précipice
est méchamment drôle, furieusement hilarant. Les monologues du professeur au fait de sa fatuité et de sa cuistrerie sont irrésistibles et le lecteur en redemande. Et c’est tant mieux car Cambourakis publie aussi Solitude
qui n’est pas moins désopilant.
Un matin, un professeur de droit de la faculté de Budapest se lève en proie à une incontinente crise existentielle. La sobriété de la couverture et son beau gris, le titre que l’on imagine à coup sûr programmatique et la nationalité hongroise de l’auteur – peuple qui n’aura pas été épargné par le rouleau compresseur de l’histoire du XXe siècle enchaînant occupation nazi puis soviétique, le lecteur est comme en situation ; tout ça crée des attentes. Et l’on s’attend à une atmosphère angoissante, à de la grisaille et une intrigue kafkaïenne. Mais ces attentes sont déçues. Car Précipice est méchamment drôle, furieusement hilarant. Les monologues du professeur au fait de sa fatuité et de sa cuistrerie sont irrésistibles et le lecteur en redemande. Et c’est tant mieux car Cambourakis publie aussi Solitude qui n’est pas moins désopilant.