Dans la cour de la maison 263 Canal de l’Empereur, à Amsterdam, un marronnier est témoin de la vie clandestine d’une
jeune fille de treize ans. Nous sommes en 1942, et Anne vient d’arriver dans la maison après une longue marche sous une
pluie battante. Dans son cartable, avant de partir, elle a glissé un petit cahier cartonné qui va devenir son journal intime…
Pendant deux ans, Anne va vivre cachée dans cette maison avec des amis de sa famille, juifs eux aussi. Depuis sa lucarne,
elle voit le marronnier fleurir, arborer son feuillage d’été dense et musical, revêtir sa parure orangée et brune d’automne
puis se dévêtir pour laisser place au silence avant-coureur du retour du printemps. Petit à petit, le monde autour d’elle se
transforme ; le grondement du tonnerre se fait de plus en plus fort… Et un jour, des policiers armés débarquent dans la
cachette. Ils emmènent tout le monde ; seul le cahier reste. La dernière page écrite date du 1er août 1944. C’est la dernière
fois que le marronnier a vu la jeune fille… Aujourd’hui, centenaire et menacé par les parasites, il raconte.
En donnant la parole à un arbre, Irène Cohen-Janca nous offre avec cet album un regard nouveau et distancié sur l’histoire
d’Anne Frank et de la Shoah. Ce marronnier vieux de 150 ans, témoin privilégié des deux dernières années de la vie
d’Anne, nous dévoile le contraste frappant entre ces années suspendues à la folie des hommes et le passage inexorable du
temps qui fait fleurir les arbres. Le récit tout en retenue, sans didactisme ni pathétisme, traite le sujet de l’Holocauste
de la façon la plus sensible possible , nous enjoignant à garder la mémoire de ces événements et de leurs acteurs. Jeux de
reflets, appels réguliers au hors champ, omniprésence du sépia, intervention symbolique de quelques touches de couleurs,
les illustrations de Maurizio Quarello évoquent subtilement l’existence trop courte d’Anne Frank mais aussi la force de
vie qui l’animait. Parce que cet arbre, parce que cette jeune fille ont réellement existés, et parce que leurs destins appellent
à réfléchir à la vie et à la mort, ce livre se teinte d’une émotion vibrante qui dépasse le seul sort de ces deux êtres. Le Journal
d’Anne Frank, cité dans l’album, est lu dans le monde entier et l’histoire de ce marronnier, malade et menacé d’être
abattu, est elle aussi un sujet qui intéresse bien au-delà des Pays-Bas, comme en témoigne le titre « Les Arbres pleurent aussi » ,
emprunté à l’article de Laurent Greilsamer paru dans le Monde du 9 octobre 2007.
Dans la cour de la maison 263 Canal de l’Empereur, à Amsterdam, un marronnier est témoin de la vie clandestine d’une
jeune fille de treize ans. Nous sommes en 1942, et Anne vient d’arriver dans la maison après une longue marche sous une
pluie battante. Dans son cartable, avant de partir, elle a glissé un petit cahier cartonné qui va devenir son journal intime…
Pendant deux ans, Anne va vivre cachée dans cette maison avec des amis de sa famille, juifs eux aussi. Depuis sa lucarne,
elle voit le marronnier fleurir, arborer son feuillage d’été dense et musical, revêtir sa parure orangée et brune d’automne
puis se dévêtir pour laisser place au silence avant-coureur du retour du printemps. Petit à petit, le monde autour d’elle se
transforme ; le grondement du tonnerre se fait de plus en plus fort… Et un jour, des policiers armés débarquent dans la
cachette. Ils emmènent tout le monde ; seul le cahier reste. La dernière page écrite date du 1er août 1944. C’est la dernière
fois que le marronnier a vu la jeune fille… Aujourd’hui, centenaire et menacé par les parasites, il raconte.
En donnant la parole à un arbre, Irène Cohen-Janca nous offre avec cet album un regard nouveau et distancié sur l’histoire
d’Anne Frank et de la Shoah. Ce marronnier vieux de 150 ans, témoin privilégié des deux dernières années de la vie
d’Anne, nous dévoile le contraste frappant entre ces années suspendues à la folie des hommes et le passage inexorable du
temps qui fait fleurir les arbres. Le récit tout en retenue, sans didactisme ni pathétisme, traite le sujet de l’Holocauste
de la façon la plus sensible possible , nous enjoignant à garder la mémoire de ces événements et de leurs acteurs. Jeux de
reflets, appels réguliers au hors champ, omniprésence du sépia, intervention symbolique de quelques touches de couleurs,
les illustrations de Maurizio Quarello évoquent subtilement l’existence trop courte d’Anne Frank mais aussi la force de
vie qui l’animait. Parce que cet arbre, parce que cette jeune fille ont réellement existés, et parce que leurs destins appellent
à réfléchir à la vie et à la mort, ce livre se teinte d’une émotion vibrante qui dépasse le seul sort de ces deux êtres. Le Journal
d’Anne Frank, cité dans l’album, est lu dans le monde entier et l’histoire de ce marronnier, malade et menacé d’être
abattu, est elle aussi un sujet qui intéresse bien au-delà des Pays-Bas, comme en témoigne le titre « Les Arbres pleurent aussi » ,
emprunté à l’article de Laurent Greilsamer paru dans le Monde du 9 octobre 2007.