Siham est encore une enfant quand un matin des milices armées surgissent dans son village des montagnes libanaises et massacrent tous les habitants. Du haut du vieux chêne où elle se perche tous les matins pour voir la nature s'éveiller elle va assister à l'horreur. Seul son petit frère est retrouvé sain et sauf. Siham et Karim commencent une longue route, celle qui va les mener au camp de réfugiés où leur oncle viendra les chercher avant de les confier à un internat chrétien de la capitale ; pour elle encore plus longue sera celle qui permet de faire le deuil, d'accepter de se voir grandir alors qu' « elle se dit qu'elle porte sa mère en elle, qu'elle porte les siens en elle, qu'ils vivent encore puisqu'ils vivent en elle », d'envisager un possible futur.
Siham ne peut pas grandir sereine mais ne se sent pas concernée par les discours sur le pardon que les bonnes sœurs lui assènent. Elle s'isole, hantée par des images qui surgissent sans contrôle. Notamment le visage de Maher l'épicier qui « se penchait sur elle, tout sourire, lui caressait les cheveux, lui tapotait les joues en lui demandant si elle allait bien. Tu es en quelle classe maintenant ? C'était sa question rituelle Elle ne lui en voulait pas de lui poser toujours la même question sans jamais retenir la réponse. Maher s'intéressait à elle, ça lui suffisait. » et s'avèrera être le tortionnaire de sa mère ce fameux jour. La violence à laquelle elle a assisté l'envahit, la poussant à un désir d'automutilation, d'en finir. Mais Siham lutte pour ne pas sombrer, trouvant des ressources pour un autre but. Et cependant qu'elle grandit les éléments vont peu à peu s'assembler lui permettant de mieux comprendre la situation politique et religieuse de l'époque.
La Levée des couleurs est un roman sur la réconciliation, la renaissance de l'unité libanaise après plus de 15 années de guerres fratricides. Et malgré la difficulté du sujet abordé, l'auteur nous donne à lire un texte porteur d'apaisement et nous surprend par une fin que rien ne laissait présager.
Siham est encore une enfant quand un matin des milices armées surgissent dans son village des montagnes libanaises et massacrent tous les habitants. Du haut du vieux chêne où elle se perche tous les matins pour voir la nature s'éveiller elle va assister à l'horreur. Seul son petit frère est retrouvé sain et sauf. Siham et Karim commencent une longue route, celle qui va les mener au camp de réfugiés où leur oncle viendra les chercher avant de les confier à un internat chrétien de la capitale ; pour elle encore plus longue sera celle qui permet de faire le deuil, d'accepter de se voir grandir alors qu' « elle se dit qu'elle porte sa mère en elle, qu'elle porte les siens en elle, qu'ils vivent encore puisqu'ils vivent en elle », d'envisager un possible futur.
Siham ne peut pas grandir sereine mais ne se sent pas concernée par les discours sur le pardon que les bonnes sœurs lui assènent. Elle s'isole, hantée par des images qui surgissent sans contrôle. Notamment le visage de Maher l'épicier qui « se penchait sur elle, tout sourire, lui caressait les cheveux, lui tapotait les joues en lui demandant si elle allait bien. Tu es en quelle classe maintenant ? C'était sa question rituelle Elle ne lui en voulait pas de lui poser toujours la même question sans jamais retenir la réponse. Maher s'intéressait à elle, ça lui suffisait. » et s'avèrera être le tortionnaire de sa mère ce fameux jour. La violence à laquelle elle a assisté l'envahit, la poussant à un désir d'automutilation, d'en finir. Mais Siham lutte pour ne pas sombrer, trouvant des ressources pour un autre but. Et cependant qu'elle grandit les éléments vont peu à peu s'assembler lui permettant de mieux comprendre la situation politique et religieuse de l'époque.
La Levée des couleurs est un roman sur la réconciliation, la renaissance de l'unité libanaise après plus de 15 années de guerres fratricides. Et malgré la difficulté du sujet abordé, l'auteur nous donne à lire un texte porteur d'apaisement et nous surprend par une fin que rien ne laissait présager.