Jodel souffre d’hyperacousie et passe ses journées dans une pièce insonorisée, que ses collègues appellent le « bocal », à écouter les bruits les plus ténus pour le compte de la police scientifique. Et son univers tient en effet dans un bocal : il travaille à des horaires décalés, rentre très tôt chez lui, n’a guère de relations à part celle, sporadique, qu’il entretient avec une femme en ville. Cette existence dont il maîtrise jalousement le périmètre va être bouleversée par deux visites inopinées.
Tout d’abord Jeanne, une petite fille qui souffre elle aussi d’une sensibilité excessive aux bruits. De leur rencontre naît une initiation – Jodel apprend à la fillette à décomposer et comprendre les bruits – et un bouleversement – Jodel tombe éperdument amoureux de la mère de Jeanne. Puis un soir d’orage, un étranger cherchant un abri pour la nuit frappe à la porte de Jodel. L’homme vient de la Russie lointaine et se fait appeler Oulan. Il lui ouvre un monde insoupçonné, celui d’hommes balayés hors de leurs frontières par des misères ou des guerres, ou encore par idéologie, qui se côtoient dans la ville et, plus précisément, dans la « zone de chute ». Avec eux Jodel se met à aimer le désordre.
Dans ce nouveau roman, dont les protagonistes s’efforcent de décrypter le sens d’un monde désormais « global », Belinda Cannone mêle avec bonheur sensations et réflexions.
Jodel souffre d’hyperacousie et passe ses journées dans une pièce insonorisée, que ses collègues appellent le « bocal », à écouter les bruits les plus ténus pour le compte de la police scientifique. Et son univers tient en effet dans un bocal : il travaille à des horaires décalés, rentre très tôt chez lui, n’a guère de relations à part celle, sporadique, qu’il entretient avec une femme en ville. Cette existence dont il maîtrise jalousement le périmètre va être bouleversée par deux visites inopinées.
Tout d’abord Jeanne, une petite fille qui souffre elle aussi d’une sensibilité excessive aux bruits. De leur rencontre naît une initiation – Jodel apprend à la fillette à décomposer et comprendre les bruits – et un bouleversement – Jodel tombe éperdument amoureux de la mère de Jeanne. Puis un soir d’orage, un étranger cherchant un abri pour la nuit frappe à la porte de Jodel. L’homme vient de la Russie lointaine et se fait appeler Oulan. Il lui ouvre un monde insoupçonné, celui d’hommes balayés hors de leurs frontières par des misères ou des guerres, ou encore par idéologie, qui se côtoient dans la ville et, plus précisément, dans la « zone de chute ». Avec eux Jodel se met à aimer le désordre.
Dans ce nouveau roman, dont les protagonistes s’efforcent de décrypter le sens d’un monde désormais « global », Belinda Cannone mêle avec bonheur sensations et réflexions.