Avec son titre provocateur emprunté à l’expression d’un ami du paysagiste, cet essai monographique sur Turner inscrit d’emblée l’artiste dans une relation libre avec la réalité. Pour « le menteur magnifique », l’imitation du monde était moins une question de fidélité que de capacité à transmuer le visible en couleur et lumière. Cette vision personnelle et exaltée du monde, qui a fait de Turner (1775-1851) le chantre du paysage romantique, Pierre Wat nous en analyse les composantes à travers six chapitres : Turner le voyageur, le Professeur, l’artiste, Turner le duelliste, plaçant son art sous le signe de la rivalité et du jeu, Turner le peintre-philosophe, inscrivant au sein de ses paysages une vision tragique de l’Histoire, Turner « menteur magnifique » : le magicien de la couleur qui instrumentalise la réalité objective. Essai suivi de la traduction d’un des textes majeurs de Turner sur sa conception poétique de la couleur, ainsi que de celle, inédite, du principal témoignage sur Turner laissé par un de ses contemporains et amis : George Jones.
Avec son titre provocateur emprunté à l’expression d’un ami du paysagiste, cet essai monographique sur Turner inscrit d’emblée l’artiste dans une relation libre avec la réalité. Pour « le menteur magnifique », l’imitation du monde était moins une question de fidélité que de capacité à transmuer le visible en couleur et lumière. Cette vision personnelle et exaltée du monde, qui a fait de Turner (1775-1851) le chantre du paysage romantique, Pierre Wat nous en analyse les composantes à travers six chapitres : Turner le voyageur, le Professeur, l’artiste, Turner le duelliste, plaçant son art sous le signe de la rivalité et du jeu, Turner le peintre-philosophe, inscrivant au sein de ses paysages une vision tragique de l’Histoire, Turner « menteur magnifique » : le magicien de la couleur qui instrumentalise la réalité objective. Essai suivi de la traduction d’un des textes majeurs de Turner sur sa conception poétique de la couleur, ainsi que de celle, inédite, du principal témoignage sur Turner laissé par un de ses contemporains et amis : George Jones.