Rick Bass est un essayiste et romancier américain, originaire du Texas reconnu pour son rôle de fervent activiste dans le milieu de l’environnement. Il milite tout au long de son œuvre pour faire évoluer les mentalités à propos de la disparition inquiétante du monde sauvage. Il s'installe en 1978 dans une des contrées les plus reculées des États-Unis : la vallée de Yaak, Montana, qui figurera dans grand nombre de ses textes comme immense tableau de la psyché du grand ouest américain où viennent s’égarer ses personnages. C'est là-bas, dans un lieu encore peu souillé par le pas de l’homme, qu’il deviendra écrivain à plein temps, laissant derrière lui sa carrière d’ingénieur pétrolier.
Avec une vingtaine de publications à son actif, "Toute la terre qui nous possède", n'est que son quatrième roman, l’auteur étant jusque là plutôt reconnu pour ses longues nouvelles. Cette fiction a ici pour décor le gigantesque désert texan où plusieurs générations se succèdent et se croisent au milieu des dunes brûlantes et des falaises de calcaire. Des espaces magnétiques qui n’ont cessé d’attirer les hommes dont les vestiges squelettiques reposent, enfouis, sous la masse tourbillonnante de sable et de sel.
Dans ce lieu hostile, nous croisons le destin d'un jeune homme, Richard. Double de l’auteur par bien des aspects mais aussi pure création littéraire, pionnier grandiose et désabusé de cet indomptable sud qui donne juste mesure à son chagrin. On le devine, on ne se perd pas en ces lieux par hasard, le désert draine des désirs irrépressibles. Ode à une nature sauvage, impardonnable, magnifique, qui dépasse de loin les aspirations humaines, ce livre capture parfaitement l’ambiguïté d’un lieu qui peut attirer autant qu’il peut rendre fou. Il sonde les êtres de même manière que la terre. Ne reste alors que l’essentiel : la Nature, autant celle des hommes que celle qu’ils essaieront toujours de dompter, de tirer ressource et sur laquelle souvent, ils viendront échouer pour devenir à leur tour une partie de ce paysage.
Rick Bass est un essayiste et romancier américain, originaire du Texas reconnu pour son rôle de fervent activiste dans le milieu de l’environnement. Il milite tout au long de son œuvre pour faire évoluer les mentalités à propos de la disparition inquiétante du monde sauvage. Il s'installe en 1978 dans une des contrées les plus reculées des États-Unis : la vallée de Yaak, Montana, qui figurera dans grand nombre de ses textes comme immense tableau de la psyché du grand ouest américain où viennent s’égarer ses personnages. C'est là-bas, dans un lieu encore peu souillé par le pas de l’homme, qu’il deviendra écrivain à plein temps, laissant derrière lui sa carrière d’ingénieur pétrolier.
Avec une vingtaine de publications à son actif, "Toute la terre qui nous possède", n'est que son quatrième roman, l’auteur étant jusque là plutôt reconnu pour ses longues nouvelles. Cette fiction a ici pour décor le gigantesque désert texan où plusieurs générations se succèdent et se croisent au milieu des dunes brûlantes et des falaises de calcaire. Des espaces magnétiques qui n’ont cessé d’attirer les hommes dont les vestiges squelettiques reposent, enfouis, sous la masse tourbillonnante de sable et de sel.
Dans ce lieu hostile, nous croisons le destin d'un jeune homme, Richard. Double de l’auteur par bien des aspects mais aussi pure création littéraire, pionnier grandiose et désabusé de cet indomptable sud qui donne juste mesure à son chagrin. On le devine, on ne se perd pas en ces lieux par hasard, le désert draine des désirs irrépressibles. Ode à une nature sauvage, impardonnable, magnifique, qui dépasse de loin les aspirations humaines, ce livre capture parfaitement l’ambiguïté d’un lieu qui peut attirer autant qu’il peut rendre fou. Il sonde les êtres de même manière que la terre. Ne reste alors que l’essentiel : la Nature, autant celle des hommes que celle qu’ils essaieront toujours de dompter, de tirer ressource et sur laquelle souvent, ils viendront échouer pour devenir à leur tour une partie de ce paysage.