Une belle fable politique et romanesque.
Quand Ordjéneb-le-montagnard arrive à Sir, il a du mal à comprendre les codes de l'orgueilleuse ville, et il se fait mal recevoir.
Il va pourtant trouver du travail chez Asral, le scribe chargé de recopier les lois d'Anouher, le législateur mythique qui fait l'objet de toutes les dévotions de cette civilisation antique imaginaire. Il va aussi rencontrer l'amour de Djili la lavandière, mais c'est une autre partie de l’histoire...
Surtout, c'est grâce à lui et à ses questions naïves qu'Asral va peu à peu avoir des doutes sur la nature même du système politique et religieux hérité d'Anouher, système qui est devenu rigide à force de fidélité. Cela va entraîner des bouleversements dramatiques inattendus, où Ordjéneb prendra sa part.
Peu à peu, à force de détails subtils et à travers une galerie de personnages attachants, Diane Meur nous plonge dans un monde disparu qui semble pourtant familier, et nous amène tout naturellement vers le drame de la fin d’une civilisation. Elle nous fait surtout réfléchir mine de rien, à travers un roman au souffle épique, sur des thèmes comme la liberté individuelle face à la tradition, le goût du pouvoir et son partage, l'ordre si bien établi qu’on oublie de le remettre en cause : que de questions d'actualité finalement !
Une belle fable politique et romanesque.
Quand Ordjéneb-le-montagnard arrive à Sir, il a du mal à comprendre les codes de l'orgueilleuse ville, et il se fait mal recevoir.
Il va pourtant trouver du travail chez Asral, le scribe chargé de recopier les lois d'Anouher, le législateur mythique qui fait l'objet de toutes les dévotions de cette civilisation antique imaginaire. Il va aussi rencontrer l'amour de Djili la lavandière, mais c'est une autre partie de l’histoire...
Surtout, c'est grâce à lui et à ses questions naïves qu'Asral va peu à peu avoir des doutes sur la nature même du système politique et religieux hérité d'Anouher, système qui est devenu rigide à force de fidélité. Cela va entraîner des bouleversements dramatiques inattendus, où Ordjéneb prendra sa part.
Peu à peu, à force de détails subtils et à travers une galerie de personnages attachants, Diane Meur nous plonge dans un monde disparu qui semble pourtant familier, et nous amène tout naturellement vers le drame de la fin d’une civilisation. Elle nous fait surtout réfléchir mine de rien, à travers un roman au souffle épique, sur des thèmes comme la liberté individuelle face à la tradition, le goût du pouvoir et son partage, l'ordre si bien établi qu’on oublie de le remettre en cause : que de questions d'actualité finalement !
Marie-Aube Nimsgern