Avec son livre précédent, Devenir Carver
(finitude, 2014), on découvrait l’admiration de Rodolphe Barry pour Raymond Carver. Dans « Entre les rounds », c’est plutôt l’Amérique de Cormac McCarthy ou de Sam Shepard qui l’inspire, une Amérique de pick-up et de chevaux, de routes poussiéreuses et de motels. Il rend d’ailleurs hommage aux deux écrivains dans la nouvelle qui donne son titre au recueil.Dans chacune de ces histoires (il y en a six), tous les personnages sont à des moments charnières de leur vie.C’est ça, « Entre les rounds », ces moments où un choix est en train d’être fait entre deux chemins, deux existences. Comme quand Nora l’infirmière, un matin, décide de ne pas prendre la bretelle menant à l’hôpital et de tracer la route, comme ça, sans prévenir personne.Ses personnages, simples et attachants, ne sont ni des losers, ni des héros. Cow-boys, infirmières, écrivains,routiers, ce sont des hommes et des femmes qui travaillent, s’aiment ou se quittent, s’interrogent et avancent tout simplement.
Dans Entre les rounds
il n’y a ni drames pathétiques ni bonheurs en Technicolor, juste les mini séismes de vies ordinaires.Rodolphe Barry a construit son recueil comme un de ces films d’Altman où les destins s’entrecroisent. Le personnage principal d’une nouvelle devient une silhouette plus secondaire dans une autre. Ce procédé permet de donner beaucoup d’épaisseur aux textes, ils se répondent et forment un tout plus dense, presque choral.Le portrait subtil d’une Amérique en demi-teinte, usée et fatiguée mais encore capable d’aller de l’avant.
Avec son livre précédent, Devenir Carver (finitude, 2014), on découvrait l’admiration de Rodolphe Barry pour Raymond Carver. Dans « Entre les rounds », c’est plutôt l’Amérique de Cormac McCarthy ou de Sam Shepard qui l’inspire, une Amérique de pick-up et de chevaux, de routes poussiéreuses et de motels. Il rend d’ailleurs hommage aux deux écrivains dans la nouvelle qui donne son titre au recueil.Dans chacune de ces histoires (il y en a six), tous les personnages sont à des moments charnières de leur vie.C’est ça, « Entre les rounds », ces moments où un choix est en train d’être fait entre deux chemins, deux existences. Comme quand Nora l’infirmière, un matin, décide de ne pas prendre la bretelle menant à l’hôpital et de tracer la route, comme ça, sans prévenir personne.Ses personnages, simples et attachants, ne sont ni des losers, ni des héros. Cow-boys, infirmières, écrivains,routiers, ce sont des hommes et des femmes qui travaillent, s’aiment ou se quittent, s’interrogent et avancent tout simplement.
Dans Entre les rounds il n’y a ni drames pathétiques ni bonheurs en Technicolor, juste les mini séismes de vies ordinaires.Rodolphe Barry a construit son recueil comme un de ces films d’Altman où les destins s’entrecroisent. Le personnage principal d’une nouvelle devient une silhouette plus secondaire dans une autre. Ce procédé permet de donner beaucoup d’épaisseur aux textes, ils se répondent et forment un tout plus dense, presque choral.Le portrait subtil d’une Amérique en demi-teinte, usée et fatiguée mais encore capable d’aller de l’avant.