Une plongée dans la Guerre Civile Russe.Sous la forme d’un journal intime le Colonel Iouri Nikolaïevitch, alter ego fictif de Boris Savinkov, égrène les mois de lutte contre les Rouges, à mesure que se tarit l’espoir de jamais remporter une victoire décisive. L’implacable Colonel, qui n’hésite pas à faire fusiller ses hommes en cas de trahison ou de pillage, rêve à Olga la moscovite, tout en se réchauffant dans les bras de Groucha, la tendre et valeureuse paysanne. Entre la réalité soviétique et le fantôme de la Terre russe, il finit par tranché. La guerre idéologique se mue alors en massacre et l’invocation de la Russie éternelle masque de plus en plus mal le seul motif de poursuivre la lutte : la survie.Pour Savinkov Cheval noir, écrit en exil et paru à Paris en 1923, se présente implicitement comme la suite de Cheval blême (1909), son premier roman autobiographique consacré à la période terroriste.
Une plongée dans la Guerre Civile Russe.Sous la forme d’un journal intime le Colonel Iouri Nikolaïevitch, alter ego fictif de Boris Savinkov, égrène les mois de lutte contre les Rouges, à mesure que se tarit l’espoir de jamais remporter une victoire décisive. L’implacable Colonel, qui n’hésite pas à faire fusiller ses hommes en cas de trahison ou de pillage, rêve à Olga la moscovite, tout en se réchauffant dans les bras de Groucha, la tendre et valeureuse paysanne. Entre la réalité soviétique et le fantôme de la Terre russe, il finit par tranché. La guerre idéologique se mue alors en massacre et l’invocation de la Russie éternelle masque de plus en plus mal le seul motif de poursuivre la lutte : la survie.Pour Savinkov Cheval noir, écrit en exil et paru à Paris en 1923, se présente implicitement comme la suite de Cheval blême (1909), son premier roman autobiographique consacré à la période terroriste.