Très réputée en Argentine pour ses nouvelles et ses romans, Luisa Valenzuela, née en 1938, se fait connaître avec les romans Hay
que sonreír
et Cola de lagartija
ainsi qu’avec ses « microcontes » Brevs, Microrrelatos completos hasta hoy
. Ses premiers ouvrages ont bénéficié immédiatement de nombreux éloges, en particulier de Julio Cortazár. Une partie de son écriture se caractérise par un travail de collage. Lorsqu’en 1999 elle publie Cuentos completos y uno más
, elle y intègre un certain nombre de textes qu’elle avait déjà fait paraître précédemment. La même année, elle publie aussi Los deseos oscuros y los otros
(Carnets de New York), qui représente une synthèse autobiographique, fictionnelle et essayiste, et qui se compose de nombreux fragments narratifs : rêves, récits, poèmes, réflexions théoriques sur l’écriture, passages de sa vie de femme durant sa vie à New York entre 1979 et 1982. Elle a été traduite en de très nombreuses langues et presque tous ses livres sont disponibles en anglais.
En France ont été publiés Passe d’armes
(recueil, trad. Brigitte Torres-Pizzetta, L’Harmattan, 2011) et des nouvelles en anthologies : Histoires d’amour d’Amérique latine
(Métailié, 2002), Menaces
. Anthologie de la nouvelle noire et policière latino-américaine
(L’Atalante, 1993), En marge de la frontière
(La Marelle, coll. Colibris, Marseille). Son dernier roman, El Mañana
(Seix Barral
, 2010) a été, dès sa parution, un grand succès critique et public en Argentine.
Cinq femmes prennent la parole : des femmes qui souffrent et s'opposent à toute forme de violence, d'autorité, de répression. Cinq femmes amoureuses qui luttent pou se défaire du joug de l'homme, du désir, de leur propre désir aussi, afin de reconquérir la liberté. Ces vois sont les voix censurées des victimes des dictatures de tous ordres. C...