Depuis quelques années, les romans de Lorette Nobécourt sont baignés d'un feu particulier. Avant, elle écrivait un peu à la lueur d'ampoules électriques,de celles qui montrent les imperfections au grand jour — notamment celles de la peau dans son premier roman, La Démangeaison (1994) —, et son style décapait, en rudesse et en beauté. Petit à petit, elle s'est mise à travaillerdans des lumières venues du ciel, vivantes et diffuses, de celles qui émanentdes êtres les plus simples, et sa quête d'absolu a transfiguré son écriture, toujours plus profonde et plus libre. Ses personnages ont gagné en spiritualité (En nous la vie des morts , 2006), ses confessions se sont dépouillées pour cheminer vers la vérité (L'Usure des jours , 2009), et toujours cette clairvoyance,ce don de soi, cette conscience que les mots sauvent...
(source -Télérama 11/05/2013 - Marine Landro)
Rencontre avec Lorette Nobécourt autour de ses derniers ouvrages édités chez Grasset, Patagonie intérieure et La clôture des merveilles.
Rencontre avec Lorette Nobécourt autour de ses derniers ouvrages édités chez Grasset, Patagonie intérieure et La clôture des merveilles.
Moniale du XIIe siècle, Hildegarde de Bingen a marqué son époque. Ce ne sont pas seulement ses écrits, sa légende, sa connaissance scientifique ou botanique, qui ont fait de l'abbesse un sujet pour Lorette Nobécourt, mais bien l'insoumissions radicale où elle se tient. En s'emparant d'une telle figure, la romancière n'entend pas tant honorer...
Un journal de l'intime en Terre de feu. Un petit livre sur l'immensité intérieur. A contre courant des clichés du voyageur en extase devant le lointain,l'herbe plus verte... Plutôt un regard fait de doutes, de peurs parfois et soudain l'immense, le sauvage, le soi dans l'autre, le chez soi dans l'ailleurs. C'est large, c'est spirituel... La l...