Duong Thu Huong

Duong Thu Huong est née en 1947 au Vietnam, elle est originaire du delta du fleuve Rouge (Nord-Vietnam). Issue d’une famille révolutionnaire (son père a été chef d’un groupe de travail durant la réforme agraire de 1953-1956), membre du Parti communiste, elle fait partie de la génération Hô Chi Minh.
Avocate des droits de l’homme et des réformes démocratiques, elle n’a cessé de défendre vigoureusement, à travers ses livres, ses engagements pour finir par être exclue du Parti en 1990 pour « indiscipline », avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès le 14 avril 1991. Son arrestation provoqua un large mouvement de protestation en France et aux Etats-Unis, dans les organisations de défense des droits de l’homme. Elle fut libérée en novembre 1991. En 1994, elle est venue pour la première fois en France, sur l’invitation du Ministre de la Culture, Monsieur Jacques Toubon, qui l’a décorée Chevalier des Arts et des Lettres.
À cette occasion, le Ministre lui a proposé la nationalité française, qu’elle n’avait pas voulu accepter alors, jugeant nécessaire de poursuivre au Vietnam son combat pour la démocratie. De retour à Hanoï, elle y a vécu en résidence surveillée. Malgré cet exil intérieur et bien que ses livres soient désormais interdits de publication dans son pays, Duong Thu Huong reste au Vietnam un des écrivains les plus populaires et les plus discutés.
Arrivée à Paris fin janvier 2006 pour la sortie de son dernier livre traduit en français chez Sabine Wespieser éditeur, Terre des oublis, qui a été très favorablement accueilli, elle est restée en France et se consacre désormais à l’écriture.
Terre des oublis a obtenu le Grand Prix des Lectrices ELLE, dans la catégorie roman, le 29 mai 2007.

Livres

[Sabine Wespieser Editeur - 2010]

On attendait le dernier roman de Duong Thu Huong, voici le premier republié !
Belle évocation de la guerre du Vietnam vue par un jeune patriote, c’est aussi un grand réquisitoire contre toutes les guerres. Et l’on découvre que l’écriture sensuelle et vivante de l’auteure était déjà formée, pour notre plus grand bonheur.