Bernard Hœpffner

Né en 1946 à Strasbourg, Bernard Hœpffner fut rapidement confronté à l'altérité culturelle et linguistique en Europe. Il passa son enfance en Allemagne, partit vivre en Angleterre à 18 ans puis vécut par la suite aux Canaries et en France, avant de partir aux Pays-Bas, puis en Belgique, où il vit aujourd'hui. Après avoir pratiqué des métiers aussi variés que restaurateur d'objets d'Extrême-Orient et agriculteur, bien qu'écrivant et traduisant depuis longtemps, il ne fait le choix de se consacrer à la traduction de la langue anglo-saxonne qu'en 1988. Son premier texte en tant que traducteur « officiel » sera pour Christian Bourgois : The Beautiful Room is Empty (La Tendresse sous la peau),  d’Edmund White. Dès lors, Bernard Hœpffner va opérer un travail important de dénicheur et traducteur d'œuvres anglo-saxonnes, du roman à la poésie, en passant par la nouvelle et l'essai, afin d'apporter une plus-value culturelle au paysage littéraire de langue française. Opérant à la fois sur des textes contemporains et classiques, l'auteur-traducteur est un chercheur de trésors que la difficulté formelle, contextuelle et temporelle n'arrête pas. Ainsi, des retraductions de Mark Twain (Tom Sawyer, Huckleberry Finn ) ou de Joyce (Ulysse ), des traductions de Robert Burton (Anatomie de la mélancolie ) ou de Thomas Browne (Pseudodoxia Epidemica ), ou encore des auteurs contemporains tels que Martin Amis (La Maison des Rencontres ), Gilbert Sorrentino (Mulligan Stew/Salmigondi ), Toby Olson (La boîte blonde ), Robert Coover (Ville fantôme ) vont participer à construire sa personnalité de traducteur. Bernard Hœpffner est considéré aujourd'hui, avec entre autres, Brice Matthieussent et Claro, comme un des plus importants traducteurs français de la littérature anglo-saxonne. Il traduit également vers l'anglais (Jacques Roubaud, Pierre Senges), et a écrit un livre sur Guy Davenport (L'Utopie localisée ). 

Invité des Escapades 2013

©-Meyer---Tendance-Floue